juin
18
2013

Maroc : le pari de l’énergie renouvelable

Les installations d’Ouarzazate inaugurées par le Roi Mohamed VI, le 17 mai 2013, constituent une nouvelle étape de la concrétisation du plan de production d’énergie renouvelable entamé par le Maroc depuis quelques années. Le Royaume pose beaucoup d’espoir sur cette stratégie énergétique pour assurer son développement. En savoir plus »

juin
17
2013

Nitrates : une pollution disparate des nappes d’eau souterraine

Si la teneur en nitrate dans les seaux souterraine s’est globalement stabilisée depuis 2004, au niveau régional de grandes disparités persistent. Le SOeS a dégagé cinq types d’évolution des nappes. En savoir plus »

juin
17
2013

Lutte contre la désertification Vers la création d’un Observatoire maghrébin de la sécheresse

L’initiative a été classée parmi les priorités des ministres de l’Agriculture des pays de l’Union du Maghreb arabe. En savoir plus »

juin
14
2013

Pesticides et impacts sanitaires : les liens de cause à effet se resserrent

Cancers, maladies neurodégénératives, malformations du fœtus… L’Inserm fait le bilan des recherches qui font le lien entre pathologies et exposition aux pesticides, et recommande d’accroître les travaux sur les pesticides employés aujourd’hui.

« D’après les données de la littérature scientifique internationale publiées au cours des 30 dernières années (…), il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non hodgkinien, myélomes multiples)« , indique l’Inserm qui a été chargée par la Direction générale de la santé (DGS) de réaliser une revue scientifique sur les liens entre pesticides et santé, dont les résultats ont été publiés le 13 juin. « Par ailleurs, les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant », ajoute l’institut qui, pour réaliser ce travail, a rassemblé épidémiologistes spécialistes en santé-environnement ou en santé au travail et biologistes spécialistes de la toxicologie cellulaire et moléculaire.

L’Inserm recommande d’accroître les connaissances sur ce sujet et de mener particulièrement des recherches pluri et transdisciplinaires pour permettre une caractérisation plus rapide des dangers potentiels des substances actives de pesticides. « Le lien entre certains pesticides (notamment le dibromochloropropane), qui ne sont plus utilisés, et des atteintes de la fertilité masculine a été clairement établi mais de nombreuses incertitudes subsistent en ce qui concerne les pesticides actuellement employés« . De même, « le lien entre pesticides et infertilité chez la femme est mal connu et mériterait d’être mieux étudié ».

Plus globalement, l’institut souligne les interrogations actuelles sur les effets à long terme des expositions aux pesticides, même à faibles doses, et l’effet cocktail. « Ces mélanges de pesticides et autres substances pourraient donner lieu à des impacts sanitaires difficilement prévisibles actuellement, ce qui fait de la question des mélanges et des faibles doses un des enjeux importants de la recherche et de l’évaluation des dangers ».

« Nous nous félicitons aujourd’hui de cette publication qui montre clairement le rôle joué par l’exposition à des pesticides dans la survenue de pathologies chroniques extrêmement graves« , a réagi François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, par voie de communiqué. Il « exhorte les pouvoirs publics à prendre des mesures fortes et rapides pour réduire l’usage des pesticides et exclure les plus dangereux d’entre eux ».

Des substances toxiques par définition

Près de 1.000 substances actives ont été mises sur le marché, depuis les années 50. Il existe près de 100 familles chimiques de pesticides (organophosphorés, organochlorés, carbamates, pyréthrinoïdes, triazines… ) et près de 10.000 formulations commerciales composées de la matière active et d’adjuvants et qui se présentent sous différentes formes (liquides, solides : granulés, poudres,..). « La rémanence des pesticides dans l’environnement peut varier de quelques heures ou jours à plusieurs années« , précise l’Inserm. D’où la difficulté des études à comprendre les mécanismes de ces substances, mesurer l’exposition réelle des professionnels et de la population générale…

Les associations alertent
Une enquête présentée par les Amis de la terre le même jour révèle que trois Français sur 10 présenteraient des traces de glyphosate dans leurs urines.
Des tests semblables, menés dans 17 pays européens, montrent les mêmes résultats : 43,9 % des échantillons contiennent des traces de cette substance active.
Pourtant, « tous les volontaires qui ont donné des échantillons d’urines vivent en ville et aucun d’entre eux n’a utilisé, ni manipulé des produits à base de glyphosate dans la période précédent les tests », indique l’ONG, qui s’interroge sur les voies de contamination. L’alimentation ?
Début juin, Générations futures alertait sur la présence de résidus de néonicotinoïdes dans nos assiettes, dont l’usage vient d’être restreint à l’échelle européenne à cause de leurs effets néfastes sur les abeilles.
Entre février et mars 2013, l’association a cherché des traces des 5 principaux néonicotinoïdes dans 109 échantillons de fruits, légumes et thés. Résultats : 45% des échantillons de courgettes testées en contenaient, 25% des échantillons de tomates, 80% des échantillons de thés…

Mais une chose est sûre : les pesticides sont omniprésents dans l’environnement (air, eau, sol, chaîne alimentaire…). Le risque d’exposition est donc chronique. Or, « les pesticides sont, par définition, des substances destinées à lutter contre des organismes vivants considérés comme nuisibles pour d’autres organismes vivants. Ils agissent chimiquement sur des effecteurs qui sont souvent impliqués dans des fonctions vitales ou la reproduction. Ils perturbent la signalisation nerveuse ou hormonale, la respiration cellulaire, la division cellulaire ou la synthèse de protéines, permettant le contrôle efficace du nuisible ». Et ce caractère toxique n’épargne pas les espèces non cibles, dont l’homme…

En milieu professionnel, la principale voie d’exposition serait cutanée (80%), puis respiratoire. La population générale serait davantage exposée par la voie orale, via l’alimentation.

Des risques avérés pour les professionnels

Pour cibler au mieux les effets sanitaires des pesticides, les chercheurs partent généralement des mécanismes d’actions (cellulaires, moléculaires…) de ces substances actives et font le lien avec les pathologies supposées en lien.

Ainsi, l’Inserm a étudié huit localisations de cancer identifiées dans des méta-analyses antérieures (4 cancers hématopoïétiques, les cancers de la prostate, du testicule, les tumeurs cérébrales et les mélanomes).

Pour le cancer de la prostate, « une augmentation du risque existe chez les agriculteurs, les ouvriers d’usines de production de pesticides et les populations rurales (entre 12 et 28% selon les populations) ». Les principales matières actives documentées (chlordécone, carbofuran, coumaphos, fonofos, perméthrine) sont aujourd’hui interdites d’usage.

La revue scientifique pointe également du doigt une augmentation de risque de lymphomes non hodgkinien et de myélomes multiples chez les professionnels exposés aux pesticides du secteur agricole et non agricole, et un excès de risque de leucémie. « Les pesticides organophosphorés et certains organochlorés (lindane, DDT) sont suspectés ».

Le lien avec les autres localisations cancéreuses sont plus difficiles à établir car l’incidence est faible (cancer du testicule, tumeurs du cerveau et maladie de Hodgkin) ou il existe un facteur de confusion important. « Par exemple, l’exposition aux ultras violets de la population agricole [est un] facteur de risque reconnu pour le mélanome ».

De nombreux pesticides agissent sur leurs organismes cibles en interférant sur la transmission du signal nerveux, indique l’Inserm. Avec des effets chez l’homme : « Une augmentation du risque de développer une maladie de Parkinson a été observée chez les personnes exposées professionnellement aux pesticides. Un lien a pu être mis en évidence notamment lors d’une exposition aux insecticides et herbicides. L’association avec les fongicides n’a, à ce jour, pas été mise en évidence mais le nombre d’études est nettement moins important ».

Concernant les autres maladies neurodégénératives (Alzheimer, sclérose latérale amyotrophique), les études sont trop faibles pour tirer des conclusions robustes. En revanche, « plusieurs revues et une méta-analyse récente concluent à un effet délétère des expositions professionnelles aux pesticides notamment aux organophosphorés sur le fonctionnement cognitif. Cet effet serait plus clair en cas d’antécédents d’intoxication aigue ».

Effets sur la grossesse et le développement de l’enfant

Concernant les risques d’une exposition pour la population générale, « il existe maintenant de nombreuses études épidémiologiques suggérant un lien entre l’exposition prénatale aux pesticides et le développement de l’enfant, à court et moyen terme », indique l’Inserm.

Risques de morts fœtales, de malformations congénitales, atteinte de la motricité fine, de l’acuité visuelle et de la mémoire récente, risque de leucémie et de tumeurs cérébrales sont soulignés pour une exposition professionnelle maternelle aux pesticides.

De plus, « plusieurs études cas-témoins et de cohortes montrent une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants des femmes vivant au voisinage d’une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides (malformations cardiaques, du tube neural, hypospadias). Une diminution du poids de naissance, des atteintes neurodéveloppementales et une augmentation significative du risque de leucémie sont également rapportées ».

http://www.actu-environnement.com/

juin
13
2013

L’AIE conserve l’espoir, si…

L’Agence internationale de l’énergie a publié ce 10 juin un rapport sur le climat. Elle y indique 4 conditions pour limiter la hausse de la température terrestre à 2°C.

Agir avant 2020, c’est la préconisation de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Son nouveau rapport sur le climat s’attaque au secteur de l’énergie, qui « compte pour environ les deux-tiers des émissions de gaz à effet de serre », pointe l’agence. Ce secteur aurait même vu ses émissions de CO2 augmenter de 1,4% dans le monde en 2012, et atteint le record de 31,6 gigatonnes de CO2 émis. Si rien n’est fait, « la trajectoire actuelle conduira vraisemblablement à une hausse de la température entre 3,6 et 5,3°C », alerte Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l’AIE. Il serait toutefois encore possible de limiter la hausse à 2°C. Le rapport de l’AIE livre ainsi quatre directions à suivre, avec des solutions éprouvées et sans grever le développement économique.

Objectif : baisser de 8% les émissions du secteur énergétique à l’horizon 2020 par rapport à la trajectoire actuelle. Des mesures d’efficacité énergétique dans les bâtiments, l’industrie et les transports compteraient pour la moitié de la réduction. La limitation des centrales à charbon les moins efficaces, pour 20%. Les sources renouvelables en profiteraient. Leur part dans le mix augmenterait, selon le scénario de l’AIE (de 20% aujourd’hui à 27% en 2020), comme celle du gaz naturel. Troisième axe, la division par deux en 2020 des émissions de méthane dans l’industrie pétro-gazière fournirait 18% de l’effort. Enfin, la suppression progressive des subventions aux combustibles fossiles compterait pour 12%. L’AIE prévient : attendre après 2020 pour agir augmenterait significativement les coûts.

http://www.environnement-magazine.fr/

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